L’importance de la voix des femmes

L’une des recommandations principales du rapport No Wrong Door (2008) était:

"Les femmes qui utilisent les services en sont la raison d’être et elles doivent jouer un rôle primordial dans nos efforts visant à améliorer la coordination et l’intégration communautaires et dans la création de services plus efficaces et utiles. Le secteur des services doit considérer sérieusement l’importance du rôle des femmes et donner une place légitime aux femmes ayant une expérience vécue pour qu’elle puissent exercer leur rôle."

Les femmes et les fournisseurs de services ont recommandé certaines mesures afin de renforcer la participation des femmes et améliorer la prestation et l’intégration des services:

  • Donner aux femmes les renseignements nécessaires et des occasions de s’impliquer.
  • Accentuer les valeurs au sein des organismes dans le but d’appuyer la participation des femmes.
  • Encourager la connaissance et le leadership auprès des femmes.
  • Impliquer les femmes et les secteurs de services dans un dialogue visant au changement.
  • Faire le point : où sommes-nous et où voulons-nous aller ?

Ce que les femmes considèrent important pour rendre les services plus utiles et efficaces

Les femmes impliquées dans la recherche No Wrong Door (2008) ont identifié sept mesures de changement qui devraient rendre les services en santé mentale, toxicomanie et violence faite aux femmes davantage efficaces pour celles qui les utilisent.

  1. Détecter plus tôt les problèmes de violence.   Donner aux femmes plus de renseignements au sujet de la violence, de ses effets et de ses liens avec les problèmes de santé mentale et de toxicomanie.  Former les intervenants pour qu’ils puissent détecter la violence passée et actuelle et ses effets sur les façons qu’ont les femmes de demander de l’aide, sur les questions de sécurité pour les femmes violentées (y compris le fait que les agresseurs continuent de contrôler les femmes) et le lien entre la violence passée ou actuelle et les problèmes de santé mentale et toxicomanie.  Intervenir plus tôt afin de traiter les problèmes de violence vécus durant l’enfance et présentement (une attitude proactive au lieu de réactive).
  2. Éduquer les médecins et les psychiatres au sujet de la violence faite aux femmes, de ses effets sur la santé mentale;  sur les services et soutiens communautaires; sur l’utilisation adéquate des médicaments auprès des femmes affectées par des problèmes actuels ou passés de violence et traumatismes; sur le rôle du médecin dans la coordination des services.
  3. Fournir des services qui donneront aux femmes des outils, des compétences et des options qui leur permettront de contrôler leur vie.
  4. Coordonner les services communautaires et élaborer un modèle de prestation des services pour les femmes touchées par la violence et les problèmes de santé mentale et de toxicomanie.
  5. Changer les attitudes collectives qui stigmatisent et isolent les femmes qui ont des problèmes de violence, santé mentale et toxicomanie.   Donner des renseignements aux professionnels, aux parents et aux amis de ces femmes sur la façon de les aider, elles et leurs enfants, d’une manière positive.
  6. Changer le système judiciaire (cour criminelle et familiale) de sorte que les agresseurs ne puissent plus manipuler, contrôler et intimider les femmes qui ont des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.
  7. Améliorer les services et les soutiens pour les enfants qui sont témoins de la violence et  offrir un meilleur soutien parental aux femmes qui souffrent de problèmes de violence, santé mentale et toxicomanie.